« La 1F, une classe flexible », Monsieur Perger nous explique.

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Bonjour Monsieur Perger,

Vous êtes, depuis plusieurs années, enseignant d’étude du milieu dans le 1er degré et professeur de géographie en 3ème secondaire de notre école. Je souhaiterais en apprendre un peu plus à propos de votre métier, vos classes, …
Pour cela, je vous ai préparé quelques questions.

1. Pour commencer, qui êtes-vous ? Que dévoilez-vous aux élèves de votre personnalité ? Je parle bien évidemment de votre vie familiale, vos études, de vos qualités et pourquoi pas quelques défauts ?

Tout d’abord, concernant le fait de dévoiler ma personnalité, je pense qu’ils comprennent plutôt rapidement le personnage que je suis.

Je pense également être assez compréhensif et curieux. J’aime beaucoup parler plusieurs langues en classe, avec mes élèves.

En revanche, je ne suis pas vraiment patient que ce soit dans ma vie quotidienne, avec mon entourage ou avec mes élèves.
Je mets aussi beaucoup de temps à corriger mes tests.

A présent, pour ce qui est de ma vie privée, de nombreux élèves me «demandent» comme amis sur les réseaux.

Il est vrai que je les accepte, à une seule condition : qu’ils aient terminé leurs études à Mater Dei car j’estime avoir un minimum à ma vie privée et eux à la leur.

 

2. Que vous passionne-t-il dans le métier d’enseignant ?

J’aime beaucoup ce métier car les contacts sociaux sont primordiaux pour moi, dans mon quotidien et cela m’attribue un certain sentiment d’utilité. Le fait de voir l’évolution de mes élèves de la première à la 6ème m’apporte une fierté personnelle, de vous voir progresser et vous outiller pour entrer dans la vie professionnelle en tant qu’adulte.

3. J’ai appris il n’y a pas si longtemps que vous aviez mis en pratique la nouvelle pédagogie, ici à Mater Dei, dans votre classe, la classe flexible. Qu’y mettez-vous en place ?

Pour ce qui est des cours en général, j’y instaure beaucoup de technologie. Je trouve cela assez important car notre société actuelle n’est faite que de celle-ci. Lors de mes cours, j’aborde aussi le fait de bien synthétiser. Pour cela, j’utilise de nombreux outils visuels et graphiques avec des couleurs et des illustrations. J’ai également une application nommée « plickers » qui permet une correction instantanée. Et cette année, une nouvelle classe a été mise en place en 1F grâce à l’aide de certains collègues et moi-même.

4. Pourquoi avoir introduit la classe flexible ?

Je trouve que depuis quelques années, les élèves sont de moins en moins attentifs. Je me suis remis en questions et j’ai essayé d’en comprendre les raisons. J’en suis arrivé à la conclusion que vous avez une autre manière d’apprendre par rapport à ma génération ou que d’autres avant moi. Je pense que vous avez facilement l’accès à l’information, notamment grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Ce qui engendre qu’il soit difficile pour vous de rester actifs ou d’écouter un professeur pendant 50 minutes. La classe flexible est née pour vous rendre plus actifs.

5. En quelques mots comment fonctionne cette classe ?

Il existe plusieurs sortes de classe flexible mais ici, à Mater Dei, on a organisé le local en plusieurs zones. Les bancs ne sont donc pas alignés en rangs devant le professeur. A l’inverse, les élèves sont plutôt amenés à travailler par petit groupe. Il y a donc ce que l’on nomme des îlots où les élèves confrontent leurs idées, avant que nous mettions nos conclusions en commun. Il y a un espace réservé aux élèves qui désirent travailler plutôt seul. Ceux-ci désirent se mettre dans leur bulles, c’est pour cela qu’on leur fourni des casques anti-bruit. Il y a aussi une zone de dépassement où lorsque les élèves ont fini leurs exercices, ils peuvent s’occuper mais bien évidemment dans le cadre scolaire. Il y a donc des livres et des casse-tête de maths à leur disposition. Il existe aussi différentes formes d’assises, par exemples : les chaises traditionnelles, les balles, les chaises de bureaux, …

6. Rencontrez-vous certaines réticences auprès des élèves, de vos collègues ?

Au niveau des élèves, cela s’est directement très bien passé. Nous avons fait un séjour, en début d’année, à Tournai, afin d’apprendre à bien se connaitre. Au niveau des professeurs, il faut savoir que nous avons une équipe volontaire, motivée pour ce projet. Les enseignants de cette classe étaient au courant. En revanche, cela demande beaucoup de changement puisque le professeur a plutôt un rôle de coach. Malheureusement, dans l’enseignement lorsqu’il est question de changement, cela n’est pas toujours bien perçu.

7. Pour terminer notre entretien, avez-vous des hobbys pourraient devenir un futur métier ?

Oui, je trouve cela important. J’aime bien allez marcher, faire de la randonnée. Je travaille aussi pour un festival, l’Esperanza, en été. J’aime aussi beaucoup cuisiner, cela me déstresse. Et je suis une formation pour devenir guide touristique. Pourquoi ne pas en faire un métier ?

Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions et je me permets une petite confidence : en 2ème année, j’ai été votre élève et j’ai adoré votre manière de travailler et les technologies que vous mettiez en place.


Aléa | 3A